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lundi 1 juin 2015
PROCEDE DE TRANSFORMATION DU PIMENT
La transformation du piment peut être conduite de trois façons différentes, suivant la formulation commerciale vers laquelle le consommateur porte sa préférence. On distingue : les poudrages, les pâtes et les solutions grasses.
Piment en poudre
Les fruits récoltés sont séchés soit à la température ambiante (le temps de séchage se voit prolongé), soit à l'étuve (four).
Dans le four, on porte la température à 60°C, pour séchage durant 48h à 72h suivant l'état des fruits (de leur teneur en eau). Les fruits perdent en moyenne 70° de leur poids après le séchage.
Les piments secs sont ensuite écrasés et mis en sachet, prêt pour la commercialisation ou à la consommation directe.
Il est à noter que la conservation sera fonction de la qualité du séchage et du lieu de stockage du produit transformé. On recommande des endroits secs.
Pâte de piment
L'obtention d'une pâte se fait indifféremment avec des fruits frais ou séchés. La préférence est toutefois portée vers des fruits frais.
On écrase les piments avec des oignons, de l’ail, des feuilles de poireaux et au besoin en ajoutant de l’arome en cube ou du sel.
La pâte obtenue est mélangée à de l'huile raffinée (coton, arachide, soja,…). Ce mélange peut être chauffé (ce qui réduit l'âcreté) ou conservé et utilisé tel quel.
Important : la pâte cuite constitue un milieu de culture très favorable aux champignons.
Piment liquide
C’est une solution grasse faite d’huile raffinée, de piment et au besoin de plantes aromatiques. Simple à préparer et facile à utiliser, cette forme de piment transformé est une solution adaptée pour nos petites et moyennes entreprises qui veulent faire de la plus-value sur le piment.
Ingrédients
- 1 kilogramme de piment en fruits frais
- 1,25 litre d’huile raffinée (coton, soja, arachide…)
- 200 grammes d’oignons
- 100 grammes d’ail
Fabrication
- Nettoyer et hacher l’oignon et l’ail
- Laver les piments et essorer
- Mélanger les fragments d'oignons, d'ail et les piments (entiers) dans une casserole contenant l’huile raffinée
- Chauffer pendant 45 minutes sous un feu doux, et remuer toutes les 5 minutes pour éviter que les éléments solides ne restent collés au fond de la marmite.
A la fin de la cuisson, les éléments solides sont tous ratatinés, laisser refroidir et décanter,
essorer le résidu.
- Laisser refroidir et décanter
- Essorer le résidu solide pour en extraire le reste de solution.
On obtient 1 litre piment liquide. Cette solution grasse fortement pimentée peut se conserver très longtemps, au frais, à chaud ou à la température ambiante, sans risque de dégradation.
Piment de récupération
Après essorage des fruits suite à la fabrication du piment liquide, on obtient des résidus pâteux encore récupérables de deux manières.
Si on veut du piment pâteux
- Ecraser les résidus de piments issus de l’essorage. Ils contiennent encore des pépins
- Y ajouter un peu d’oignon, d'ail et de poireau hachés
- Mélanger dans un peu d’huile et au besoin des aromes (cube)
- Conserver dans un bocal au frais, pour une plus longue utilisation.
Si on veut du piment en poudre
Les peuvent être transformés en poudre. Pour cela la
- Mettre les résidus de piment essorés à l'étuve (au four) pendant 48 h
- Régler la température à 60°C.
- Ecraser à la moulinette les éléments séchés.
La poudre de piment peut se conserver très longtemps dans un endroit sec.
Source : Fiche piment - par Luc Dibog, IRAD Nkolbisson - Disponible au CDDR
La norme sur le piment transformé
Seules les sauces au piment sont admises.
Il n’existe pas encore une norme nationale élaborée sur le piment transformé localement.
Si un transformateur de piment veut exporter ces produits à la régulière hors du Cameroun, sur un marché qui exige le respect des normes, il doit se référer à la norme internationale du Codex alimentaire.
La norme adoptée par le Codex date de 2011. Elle porte uniquement sur les sauces au piment fort encore appelées « sauces chili ».
En attendant la norme nationale qui du reste, devrait s’aligner sur l’internationale d’après un responsable de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), c’est la norme du Codex alimentaire sur les sauces qui est appliquée. En voici quelques extraits.
Champ d’application
La présente norme s’applique aux sauces au piment fort ou sauces chili destinées à la consommation directe, y compris à la restauration collective ou, le cas échéant, au reconditionnement. Elle ne vise pas les produits destinés à une transformation ultérieure.
Définition du produit
La sauce au piment (« piment fort ») est un produit :
a) destiné à être utilisé comme assaisonnement ou condiment;
b) préparé à partir de la partie comestible de matières premières saines et propres qui sont mélangées et préparées de façon à obtenir la qualité et les caractéristiques souhaitées;
c) ayant subi un traitement thermique approprié, avant ou après avoir été placé dans un récipient fermé hermétiquement de façon à prévenir son altération.
Formes
La sauce au piment peut se présenter sous les formes suivantes :
a) Sauce au piment contenant de la pulpe et des graines broyées de façon à obtenir un mélange homogène.
b) Sauce au piment contenant de la pulpe et des graines broyées de façon à obtenir un mélange homogène, avec ajout de particules de pulpe, flocons, morceaux et graines de piments répartis dans la sauce.
c) Sauce au piment contenant de la pulpe et des graines broyées en couches séparées ou réparties dans la sauce.
d) Sauce au piment contenant de la pulpe ou de la pulpe broyée ou les deux.
Tout autre mode de présentation du produit doit être autorisé à condition que le produit :
a) se distingue suffisamment des autres modes de présentation énoncés dans la norme;
b) réponde à toutes les autres spécifications pertinentes de la norme;
c) soit correctement décrit sur l’étiquette afin de ne pas tromper ni induire en erreur le consommateur.
Composition
Le produit visé par la présente norme sera constitué des ingrédients ci-après :
a) piment frais (Capsicum sp.) ou piment transformé, comme le piment moulu en poudre obtenu à partir de piment séché, rôti, broyé ou conservé dans du vinaigre ou de la saumure;
b) vinaigre ou autre acide autorisé;
c) sel;
d) eau.
Critère de qualité
La sauce au piment doit présenter une couleur, une saveur et une odeur normales, correspondant au type de matières premières utilisées et doit posséder la texture caractéristique du produit.
Le produit doit être quasiment exempt de taches foncées et de particules en forme d’écailles, de graines ou de morceaux d’ingrédients anormalement décolorés et de matières étrangères végétales à l’exclusion des taches ou des particules foncées qui sont attribuables à la transformation naturelle de la sauce.
Source: Norme Codex Stan 306R-2011
mercredi 27 mai 2015
PETITE INDUSTRIE / DU DOMICILE AU MARCHE INTERNATIONAL
Mrs Blanche Eyadi est directrice de la société PAM’s Beverage, une PME qui produit des jus naturels à base de fruits et 100% bio. Sa première idée était de se lancer dans la préparation de jus naturels pour sa famille et pour les réceptions à domicile. Selon les dires de Blanche, les jus étaient à ce point appréciés que nombreux ont commencé à la motiver pour qu’elle les commercialise
Forte de cet
encouragement, Blanche se rendit dans un des hôtels internationaux les plus
renommés de la ville afin d’y proposer son produit, réussit à convaincre le
chef cuisinier de la recevoir et proposa une dégustation à ses collaborateurs.
Le verdict ne se fit pas attendre: ils aimèrent tous les nouveaux produits et
passèrent une commande immédiate. Par la suite, Blanche se mis à la recherche des partenaires. C’est ainsi qu’elle rencontra des industriels
lui permettant d’acquérir ses premières machines modernes.
Dans les
deux ans qui suivirent, PAM’S ne parvenait plus à répondre à la demande
soutenue des distributeurs et des grossistes qui essayaient tous d’obtenir
l’exclusivité du produit. Selon Blanche, ‘PAM’S est devenu leader en terme de
qualité d’après les nombreux témoignages des restaurateurs et des
particuliers.’ Que ce soit dans leur composition ou dans leur préparation, tous
les jus de fruits produits par PAM’S sont bios, sans colorant et avec un
processus de transformation qui se sert de conservateur naturel. PAM’S produit
des variétés de jus de fruits locaux comme la mangue, la goyave, le gingembre,
le fruit de la passion, la cassimangue, l’oseille et le corossol et
l’entreprise va bientôt remplacer l’usage du sucre par le miel.
Aujourd’hui,
l’entreprise a 21 employés et grâce aux nouveaux partenariats et opportunités
commerciales, PAM’S se prépare à une production à grande échelle.
vendredi 15 mai 2015
VOLAILLE : "J'AI PRODUIT 2000 POULES GEANTE EN UN AN
Joseph est un éleveur de porcs et de poules pondeuses du village Ewankang dans la périphérie de Yaoundé. Il s’est lancé avec succès dans l’élevage des poules de races lourdes. Son ambition est de développer ce type d’élevage en encadrant tous ceux qui veulent se lancer dans ce nouveau créneau porteur..
“Je me suis lancé dans cet élévage en Janvier 2012. Au delà des gains qu’on peut en tirer, l’élevage est une véritable passion pour moi, et ce nouveau type d’élévage m’a tout de suite fasciné. Les poules géantes sont très recherchées pour la qualité de leur chair et se vendent à prix d’or.
J’ai débuté avec 42 parentaux, essentiellement de race Kabyle et de race Bleue d’Holland. J’ai ajouté d’autres souches comme les Pantalonnés, les Brahma et les Jupiter. Les Pantalonnés sont très esthétiques. Les différents croisements que j’ai effectués par la suite m’ont permis d’obtenir des hybrides de très haute performance. J’ai aujourd’hui un cheptel de près de 2000 poules géantes composé en grande partie des sujets de plus de 12 kg.
En ce qui concerne le logement, j’ai exploité un bâtiment de plus de 200 m² que j’utilisais avant pour élever les poulets de chair classique. Il est bien couvert pour protéger les poules des intempéries. Le sol est couvert de copeaux blancs que je change quand je constate qu’ils sont humides. Bref, je me suis toujours attélé à donner un minimum de confort aux poules. A l’intérieur du poulailler, j’ai mis des abreuvoirs, des mangeoires et des pondoirs. Tout ceci a été bien disposé pour que l’alimentation en eau et en nourriture, ainsi que le ramassage des oeufs se fassent sans difficulté. Il ne faut pas construire le poulailler dans un marécage car l’excès d’humidité peut nuire. Prévoir aussi quelques ouvertures car le poulailler doit être bien ventilé.
A l’entrée du poulailler, j’ai installé un pédiluve pour la désinfection des chaussures de tous ceux qui y entrent. Ce n’est pas parce que les poules de races lourdes sont résistantes qu’on doit les exposer aux maladies. Prévénir vaut mieux que guérir. Il faut être rigoureux en matière d’hygiène.
Le programme de prophylaxie que j’ai adopté est le même que celui des poules pondeuses. Je leur administre des vaccins, des vermifuges, des anti-stress, des vitamines, des anticocciciens, etc.
En ce qui concerne l’alimentation, j’utilise la provende démarrage pendant le premier mois, puis la provende ponte prend le relais jusqu’à la vente des poulets. La qualité de la provende est très importante si l’on veut avoir de bons résultats en matière de ponte et de croissance. C’est pour cela que je préfère moi-même fabriquer ma provende. J’achète tous les ingrédients, je les broie et les compose moi-même pour une meilleure garantie. Cette précaution me permet d’avoir un taux de ponte de près de 90 %. Je fais consommer environ 125 g de provende à chaque poule par jour, et je donne de l’eau propre que je renouvelle régulièrement.
Les races lourdes pondent à partir du 6e mois. Il faut les diminuer le bec (débecquage) pour qu’elles ne consomment pas leurs propres oeufs et soient moins agressives. Je ramasse plus de 200 oeufs fécondés tous les jours. Avec les races lourdes, on obtient de très bons rendements pendant les 2 premières années.
Les poules de race lourdes ne sont pas de bonnes couveuses. J’utilise donc un incubateur pour couver et produire des poussins. Je produis actuellement plus de 800 poussins chaque semaine. J’ai la capacité et les équipements d’atteindre une production de 2500 poussins par semaine.
Sur le plan de la commercialisation, ma priorité n’est pas de faire de gros bénéfices mais de promouvoir à grande échelle cet élevage. Je suis disposé à encadrer gratuitement les éleveurs débutants.
Je vends rarement les oeufs fécondés mais en cas de nécessité, je vends l’oeuf fécondé à 400 F cfa l’unité.
J’ai un incubateur de grande capacité, et je suis prêt à faire couver les oeufs des éleveurs débutants ne disposant pas en core d’un incubateur.
Je vends le poussin d’une semaine à 1000 F cfa, de 21 jours à 1600 F cfa, et d’un mois à 1900 F cfa.
Je vends des reproducteurs prêts à pondre (5 à 6 mois) à 40 000 F cfa le groupe de 4 (1coq et 3 poules).
Je vends des animaux adultes dont le poids varie entre 7 à 12 kg. Leur prix varie entre 12 000 et 30 000 F cfa l’un. J’en ai beaucoup vendu lors des dernières fêtes de fin d’années.”
mardi 17 février 2015
CREEZ VOTRE BUSINESS AVEC MOINS DE 300000 Frs CFA
nous vous proposons de vous installez comme distributeur de produits de mode avec un capital de 300000 fr cfa.
pour vous lacer dans cette activité vous avez besoin d'un capital 300000 fr cfa , de votre téléphone et d'un bon carnet d'adresse que le réseau wanajob peut vous aidez à constituer.
pour plus d'informations consultez le site www.anianeh.com
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vendredi 14 novembre 2014
l'entrepreneuriat étudiant
L’entrepreneuriat étudiant
Par opposition à la culture entrepreneuriale très ancrée dans les esprits américains, et ce, même chez les plus jeunes, les habitudes enseignantes camerounaise laissent beaucoup plus de place à l’illustration des performances personnelles qu’aux développements d’initiatives nouvelles. C’est partant de ce constat que nous insistons sur l’importance du développement de l’esprit d’entreprise chez les étudiants et jeunes diplômés . c'est aussi pour cette raisons que nous avons cet espace d'accompagnement . Retour sur les opportunités de création d’entreprise qui s’offrent aujourd’hui aux jeunes camerounais… Un accès à l’entrepreneuriat pour tous Ces dernières années, des écoles et universités de plus en plus nombreuses ont créé des nouvelles offres de formation qui peuvent mener à l’entrepreneuriat et à l’innovation. Aidés par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, les établissements universitaires visent à terme une généralisation de ces formations dans toutes les filières et ce, dès la licence. Ainsi, la nomenclature adoptée pour ces formations devra, petit à petit, permettre le développement d’un grand nombre de mesures facilitant l’enseignement de l’esprit d’entreprendre : - Augmenter la possibilité de réaliser des stages pour familiariser très tôt les jeunes au milieu professionnel ; - Développer la pluridisciplinarité pour susciter la créativité ; - Augmenter les travaux coopératifs et les projets étudiants concrets ; - Favoriser les lieux d’expérimentation et de créativité et autres incubateurs d’entreprises… Les écoles ne sont pas en reste : à chaque rentrée, elles sont de plus en plus nombreuses à offrir des notions complètes dans ce domaine, afin d’offrir à leurs étudiants toutes les cartes en main pour cultiver de nouveaux projets professionnels d’entrepreneuriat. Ce blog crée un nouveau statut d’ « étudiant-entrepreneur » Pour faciliter la création d’entreprise par les jeunes, wanajob a mis en œuvre plusieurs mesures pour faciliter la recherche financière des projets. Offrant un cadre protecteur et incitatif, le statut d’étudiant-entrepreneur , permettra aux étudiants en cours de formation comme aux jeunes fraîchement diplômés de bénéficier de facilités dans leurs démarches. Un véritable atout pour le CV Epaulés de la création d’un projet jusqu’à son lancement, les étudiants n’auront à terme pas uniquement obtenu la réalisation d’un projet personnel. En effet, cela octroiera aussi aux participants un véritable plus pour leur CV. Illustrant leurs capacités d’initiative et de management de projet ainsi que leur créativité, tous les étudiants pourront se doter d’un nouvel atout de poids sur leur CV. Pour vous lancer dans l’aventure, renseignez-vous .
votre savoir est un pouvoir.
rejoignez nous,
et ensemble développons votre avenir
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samedi 30 mars 2013
le poivre: l'épice de la fortune
Le poivre est l’une des épices les plus consommées à travers le monde. Au vu des conditions écologiques qui sont très favorables à sa culture sur une bonne partie du Cameroun, les prix très attractifs sur le marché national et international, il est judicieux et indiqué pour ceux qui en ont les possibilités, de cultiver le poivre. Ceux qui le font actuellement s’en frotte les mains. Ce dossier vous donne des informations sur sa culture, sa transformation et sa commercialisation.
« Des grossistes consignent la production à 1 voire 2 millions avant les récoltes »
Fomepa Matthieu, Ingénieur des eaux, forêts et chasse, mène des recherches sur la culture du poivre à Penja
«La culture du poivre est très rentable. En milieu paysan, les rendements tournent autour de 1000 kg à l’hectare. Mais l’on peut dépasser 4 tonnes à l’hectare dans les champs modernes. En multipliant ce chiffre par 3500 F cfa le prix moyen d’un kg de poivre, l’on gagne entre 3 500 000 et 12 millions de Francs cfa par an. De quoi faire de la culture de poivre un métier. La demande est très forte, des producteurs vendent même leur poivre avant la récolte. Une fois que les poivriers fleurissent, des grands commerçants de poivre viennent ici à Njombé consigner la production en remettant parfois 1 à 2 millions aux producteurs de poivre. L’on peut également vendre son poivre plus cher, entre 5000 F cfa et 6000 F cfa dans la période de Mars à Juillet où le poivre manque un peu plus. Même à dans la sous-région et à la l’étranger, notre poivre est très sollicité. Nous n’exportons pas assez tout simplement parce que notre production est encore faible, pas parce qu’il manque d’opportunités.
La récolte s’étend sur 6 mois, et après le poivrier entre dans un petit repos végétatif. Jusqu’ici, ce sont les grossistes qui livrent dans les grandes surfaces. Celui qui veut se lancer dans la culture du poivre a deux principales dispositions qu’il doit observer. Premièrement veiller à ce que le PH de son sol soit inférieur à 5,5 car au-delà de ce PH, le poivrier à trop de peine à pousser. Il faut aussi savoir que le poivrier ne pousse pas dans des zones désertiques. Au fur et à mesure l’on monte en altitude, les rendements baissent aussi. Ensuite, il faut acheter le bon matériel végétal avec l’aide d’un connaisseur. A cause de l’appât du gain, des gens utilisent des boutures inappropriées pour faire des pépinières. Les meilleures boutures proviennent des tiges qui sont directement reliées à la tige principale. L’autre obstacle que des producteurs signalent aussi est celui de l’obtention des tuteurs vivants. La plupart se focalisent sur l’érythrine alors qu’il existe une très grande variété d’espèces qui peuvent être utilisées.
Des gens viennent de la région du centre pour chercher des tuteurs ici au Littoral alors que dans leurs propres forêts, ils ont par exemple le Ceiba pentedra (Doum en langue locale), le Bombax anguli-carpum (Essong-doum en langue locale), l’Albizia ferruginea (Evouvous en langue locale) et bien d’autres encore. Si on n’en trouve pas en grande quantité, l’on peut faire un petit parc à bois bord champ où on les multiplie progressivement. Je conseille à ceux qui se lancent dans le poivrier de planter les tuteurs un an avant, pendant que ces tuteurs évoluent, ils peuvent donc mettre en place leur pépinière de poivriers qui durera 6 à 8 mois. Le taux de réussite est d’environ 60% en pépinière, donc il faut toujours mettre un grand excédent de boutures pour ne pas en manquer. Une fois le champ mis en place, Il faut faire des traitements fongiques régulièrement, pour prévenir les dégâts d’un champignon appelé phytophtora palmivora qui s’attaque au poivrier, et qui peut décimer des champs entiers. » Irénée Modeste Bidima
« Je vends le kilo de poivre bio à 10 000 F cfa, et je n’ai aucune peine à écouler ma production »
Zolo Pierre, producteur de poivre à Dzeng, à environ 60 km de Yaoundé
« Je vends le kilo de poivre bio à 10 000 F cfa, et je n’ai aucune peine à écouler toute ma production. La culture du poivre rapporte, grâce à mes revenus, j’encadre sans difficultés mes enfants, certains sont à l’Université et d’autres dans le secondaire. De temps à autre, j’ai aussi des rentrées d’argent venant de la vente plants de poivriers. La culture du poivre nourrit pleinement son homme. Je me suis investi dans la culture d’un poivre bio, je n’utilise ni pesticides, ni engrais dans tout mon itinéraire de production. Cela a rehaussé la qualité de mon poivre qui est aujourd’hui très apprécié et recherché des consommateurs, d’autant plus que mon poivre est la variété gros grain. Je livre mon poivre principalement aux hôtels, aux restaurants et aux particuliers. Au départ, je me suis beaucoup investi dans la promotion de mes produits si bien qu’actuellement, j’ai un carnet d’adresses bien fourni.
Je vends généralement sur commande, les clients m’appellent pour que je leur apporte mes produits. Quand j’ai du temps, je n’hésite pas aussi à aller vers mes clients pour les ravitailler et je prospecte de nouveaux acheteurs. Le poivre m’a intéressée depuis mon enfance, et dès que j’ai pris ma retraite en 1994, je me suis reconvertit dans cette culture. Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés à trouver du matériel végétal, mais j’ai aujourd’hui un champ de 2500 pieds de poivriers. Faute de moyens, j’ai utilisé des tuteurs morts au départ mais je suis entrain de les remplacer progressivement par l’érythrine que je multiplie moi-même. J’estime que tout ce que j’ai fait jusqu’ici l’a été à titre expérimental, car la parcelle que j’occupe actuellement m’a été cédée par la commune. Les résultats sont très concluants et j’envisage de créer une nouvelle et plus grande exploitation dans mon propre village. A ma suite, plusieurs personnes se sont également mises à cultiver le poivre dans la région du Centre, car j’ai réussi à démontrer que cette culture peut se faire dans d’autres régions du Cameroun autre que la zone de Penja. » I.M.B.
« La demande est très forte, car il n’y a pas un seul plat salé qui ne prenne pas de poivre »
Engoulou Emile, restaurateur à Yaoundé
« Le poivre a une place capitale dans la cuisine traditionnelle et moderne, en ce sens qu’il vient rehausser le goût des plats, il est plus apprécié que le piment car il est plus convivial et pas brutal. La demande est très forte localement et à l’étranger, il n’y a pas un seul plat salé qui ne prenne pas de poivre. Je conseille aussi l’utilisation du poivre grain, dans sa constitution la plus naturelle possible, car le poivre moulu perd certains de ses éléments et est facilement susceptible de contrefaçon. Le poivre est très consommé à travers le monde, et je pense que le poivre importé qui est vendu chez nous est dû à la faible production locale. Pour moi, le poivre produit localement est de très loin le meilleur et c’est ce que j’utilise dans mon restaurant. » I.M.B.
« La demande est très forte, car il n’y a pas un seul plat salé qui ne prenne pas de poivre »
Engoulou Emile, restaurateur à Yaoundé
« Le poivre a une place capitale dans la cuisine traditionnelle et moderne, en ce sens qu’il vient rehausser le goût des plats, il est plus apprécié que le piment car il est plus convivial et pas brutal. La demande est très forte localement et à l’étranger, il n’y a pas un seul plat salé qui ne prenne pas de poivre. Je conseille aussi l’utilisation du poivre grain, dans sa constitution la plus naturelle possible, car le poivre moulu perd certains de ses éléments et est facilement susceptible de contrefaçon. Le poivre est très consommé à travers le monde, et je pense que le poivre importé qui est vendu chez nous est dû à la faible production locale. Pour moi, le poivre produit localement est de très loin le meilleur et c’est ce que j’utilise dans mon restaurant. » I.M.B.
créer un champ de piment
De combien dois-je disposer pour commencer un petit champ de piment?
la production du piment est une activité qui exige pour sa réussite une présence et des soins réguliers. Voici quelques conseils qui seront utiles.
Il faut déjà savoir si le terrain que vous disposez (si vous n'avez pas , nous pouvons vous apporter notre soutien ) est qualifié pour la culture du piment. En effet il ne doit pas être situé dans un marécage, et ne doit pas avoir abrité ces derniers temps des cultures (le précédent cultural) telles que le piment, la pomme de terre, la tomate, le poivron, le manioc, etc.
Il est indispensable que vous suivez d’abord une formation pendant quelques semaines auprès d’un maraîcher de métier pour connaître les techniques culturales de base, pour tirer profit de son expérience en peu de temps et de manière pratique.
A ce sujet,et pour la documentation qui vous permettra d'approfondir votre connaissance dans le domaine ,contactez nous.
Au moment de commencer, je vous propose d'évaluer vos capacités , car un demi hectare, c’est plus de 10 000 pieds de piment à gérer . Commence selon vos capacités, en augmentant progressi-vement cette superficie au fil des années, le temps pour vous de gagner en expérience tant dans la production que dans la commercialisation.
Investissement de départ
Pour ce qui est de l’investissement de départ, vous pouvez prévoir pour une superficie de 1000 mètres carrés, sans compter la main d’œuvre (possible par une personne), environ 200 000 F cfa répartis ainsi qu’il suit :
- Petit matériel agricole (pulvérisateur, arrosoirs, houes, machettes, etc.)…… 60 000 F cfa
- Préparation du champ (défrichage, nettoyage, trouaisons, etc.)……………… 15 000 F cfa
- Pépinière et transplantation …............................ 25 000 F cfa
- Entretien du champ et intrants agricoles……………… 50 000 F cfa
- Récolte, conditionnement et commercialisation …… 50 000 F cfa
Total …............... 200 000 F cfa
Comme vous pouvez vous en apercevoir, le projet de champ de piment , mais il y a des dispositions pratiques à prendre au préalable.
Bon à savoir sur la culture du piment
- Le piment peut pousser dans toutes les régions du Cameroun
- La culture du piment commence par une pépinière
- Après le semis en pépinière, la levée a lieu entre le 4e et le 10e jour.
- La pépinière dure 1 à 2 mois
- La première récolte a lieu près de 4 mois après la transplantation
- On peut effectuer 8 récoltes à intervalle de deux semaines entre les récoltes.
- Les rendements les plus importants s’obtiennent à la troisième, quatrième et cinquiè-me récolte.
- Le piment n’aime pas avoir les pieds dans l’eau et il est aussi très sensible à la sécheresse.
- Au moins 15 jours avant chaque récolte, il faut éviter de traiter les plant
la production du piment est une activité qui exige pour sa réussite une présence et des soins réguliers. Voici quelques conseils qui seront utiles.
Il faut déjà savoir si le terrain que vous disposez (si vous n'avez pas , nous pouvons vous apporter notre soutien ) est qualifié pour la culture du piment. En effet il ne doit pas être situé dans un marécage, et ne doit pas avoir abrité ces derniers temps des cultures (le précédent cultural) telles que le piment, la pomme de terre, la tomate, le poivron, le manioc, etc.
Il est indispensable que vous suivez d’abord une formation pendant quelques semaines auprès d’un maraîcher de métier pour connaître les techniques culturales de base, pour tirer profit de son expérience en peu de temps et de manière pratique.
A ce sujet,et pour la documentation qui vous permettra d'approfondir votre connaissance dans le domaine ,contactez nous.
Au moment de commencer, je vous propose d'évaluer vos capacités , car un demi hectare, c’est plus de 10 000 pieds de piment à gérer . Commence selon vos capacités, en augmentant progressi-vement cette superficie au fil des années, le temps pour vous de gagner en expérience tant dans la production que dans la commercialisation.
Investissement de départ
Pour ce qui est de l’investissement de départ, vous pouvez prévoir pour une superficie de 1000 mètres carrés, sans compter la main d’œuvre (possible par une personne), environ 200 000 F cfa répartis ainsi qu’il suit :
- Petit matériel agricole (pulvérisateur, arrosoirs, houes, machettes, etc.)…… 60 000 F cfa
- Préparation du champ (défrichage, nettoyage, trouaisons, etc.)……………… 15 000 F cfa
- Pépinière et transplantation …............................ 25 000 F cfa
- Entretien du champ et intrants agricoles……………… 50 000 F cfa
- Récolte, conditionnement et commercialisation …… 50 000 F cfa
Total …............... 200 000 F cfa
Comme vous pouvez vous en apercevoir, le projet de champ de piment , mais il y a des dispositions pratiques à prendre au préalable.
Bon à savoir sur la culture du piment
- Le piment peut pousser dans toutes les régions du Cameroun
- La culture du piment commence par une pépinière
- Après le semis en pépinière, la levée a lieu entre le 4e et le 10e jour.
- La pépinière dure 1 à 2 mois
- La première récolte a lieu près de 4 mois après la transplantation
- On peut effectuer 8 récoltes à intervalle de deux semaines entre les récoltes.
- Les rendements les plus importants s’obtiennent à la troisième, quatrième et cinquiè-me récolte.
- Le piment n’aime pas avoir les pieds dans l’eau et il est aussi très sensible à la sécheresse.
- Au moins 15 jours avant chaque récolte, il faut éviter de traiter les plant
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